Plus de 400 retraités en colère à Perpignan : « Macron n’a pas été honnête avec nous »


Ce mardi 8 octobre, en fin de matinée, plus de 400 retraités (600 selon les organisateurs) ont défilé en centre-ville pour réclamer une augmentation des pensions à l’appel de sept syndicats et associations. Témoignages. 

Syndicats et associations étaient à l’initiative de la manifestation de retraités pour le pouvoir d’achat de ce mardi.
Remonter la pension minimale à la hauteur du Smic, embaucher du personnel dans les maisons de retraite, rendre les transports en commun gratuits : telles étaient quelques-unes des principales revendications que les organisations à l’origine de l’appel (CGT, FO, FSU, Solidaires, Fédération générale des retraités, LSR, UNRPA) mettaient en avant. 

1000 € par mois pour 43 ans de cotisation

Cependant, de nombreux retraités sans étiquettes syndicale ou associative faisaient également partie du cortège. Et eux aussi fustigent le bas niveau des pensions. 
C’est notamment le cas de Joseph, 72 ans, du quartier Saint-Assiscle. « Ça fait dix ans que je suis à la retraite et en dix ans, ma pension n’a augmenté que de dix euros. J’étais charcutier dans un grand magasin. J’ai commencé à 14 ans comme apprenti et j’ai cotisé pendant 43 ans. Je touche 1000 euros par mois », détaille le Perpignanais. « Et moi, j’étais assistante maternelle et je ne touche que 600 euros par mois, renchérit Marie, la compagne de Joseph. Et on n’est pas les plus malheureux… Nous sommes propriétaires de notre maison. Si on devait payer un loyer, on ne s’en sortirait pas. »

L’exonération de la CSG ? Du théâtre !

Autant le dire d’emblée : au sein du cortège, la cote de popularité d’Emmanuel Macron n’est pas des plus reluisantes… 
« Il n’a pas été honnête avec les retraités,
peste par exemple Jean-Pierre, un ancien des Finances publiques âgé de 66 ans. Il avait promis de préserver notre pouvoir d’achat et c’est sur nous qu’il a tapé en premier avec la hausse de la CSG. L’exonération qu’il a annoncée en décembre 2018 ? Pour moi, c’était du théâtre : ma femme gagne moins de 1000 euros par mois et elle ne l’a pas eue car ils prennent en compte le revenu fiscal du foyer ! » 

Partis de la gare de Perpignan sur les coups de 10 heures, les retraités en colère ont transmis des lettres résumant leurs principales revendications à plusieurs organismes, collectivités et élus dont les locaux ou permanences se situaient sur leur chemin.  Ils ont déposé de telles missives à la SNCF (pour réclamer la réouverture de la ligne Perpignan-Villefranche), à l’Union pour l’entreprise (contre la réforme des retraites), au député LREM Romain Grau (idem), à la mairie de Perpignan (pour que le parking de l’hôpital reste gratuit…) et enfin à la préfecture. Avec un vibrant concert de sifflets à chaque étape. 



Source link

expatbarcelone

expatbarcelone

Blog espat-barcelone Vous êtes Français et vous souhaitez venir vivre à Barcelone ? Logement,santé,transport, téléphonie, démarches administratives

Leave a Response