P.-O. : le préfet attend « que la situation sociale se stabilise » avant de réinstaller les radars sur les routes


Ce mercredi, l’unité sécurité routière de la direction départementale des territoires et de la mer a rassemblé les acteurs de la prévention ainsi que les services de l’État, sur le parvis du cinéma Mega CGR de Rivesaltes pour rappeler la responsabilité de chacun quant au respect du Code de la route. Philippe Chopin, préfet des Pyrénées-Orientales, a évoqué l’avenir des radars sur les routes.

« Ce que je veux, c’est que la situation sociale se stabilise avant de donner mon accord pour les réinstaller« , l’avenir des radars sur les routes des Pyrénées-Orientales reste flou. C’est en tout cas ce qu’il faut retenir des mots du préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe Chopin, interrogé sur la question lors de l’inauguration du village sécurité routière organisé ce mercredi à Rivesaltes. 

Pour mémoire, depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, les radars ont connu quelques malheurs. Dégradés ou carrément désinstallés, au 1er août, sur les 27 contrôles de sanction automatisés, seuls 9 étaient encore en état de marche. Mais, visiblement, la date de la remise en fonction de l’ensemble de la flotte n’est toujours pas déterminée. Le préfet des P.-O. a souligné que ces radars ont un coût. Compter 45 000€ pour les modèles déjà en place et 120 000€ pour les nouvelles générations « tourelle » qui  fleuriront sur certaines routes du département. Philippe Chopin choisit donc d’attendre « que la situation sociale se stabilise » afin d’éviter une désinstallation ou dégradation de ces appareils quelques jours après leur mise en place. 

Jean-Jacques Fagni, procureur de la République, Philippe Chopin, préfet des Pyrénées-Orientales et Gabriel Liard, coordinateur départemental de la sécurité routière.
– Independant – GOT OLIVIER

Pourtant, Philippe Chopin et Jean-Jacques Fagni, procureur de la République à Perpignan, ont annoncé qu’en 2019, fin septembre, 24 personnes ont déjà perdu la vie sur les routes des Pyrénées-Orientales. À la fin de l’année 2018, leur nombre était de 18. Les deux hommes l’assurent, cette situation « rend compte d’un véritable relâchement de la vigilance sur les routes. » Une négligence qui pourrait corréler avec la disparition temporaire de ces fameux radars. C’est en tout cas l’argument avancé par Philippe Chopin, abondé par le procureur de la République soulignant « qu’ils (les radars) ne sont pas là pour servir de tiroir-caisse à un État tout puissant mais pour que tout le monde puisse vivre en sécurité. »

S’il est encore trop tôt pour connaître l’accidentologie de ces événements malheureux, Gabriel Liard, coordinateur départemental de la sécurité routière a tout de même précisé que les personnes de plus de 65 ans étaient sur-représentées dans les victimes mortelles de la route (à hauteur de 66%, NDLR). Par contre, cette même tranche d’âge est auteur de l’accident dans 33% des cas. 



Source link

expatbarcelone

expatbarcelone

Blog espat-barcelone Vous êtes Français et vous souhaitez venir vivre à Barcelone ? Logement,santé,transport, téléphonie, démarches administratives

Leave a Response