Assises des P.-O. : les commercants et leur fille vulnérable avaient été braqués chez eux à Villelongue-de-la-Salanque


Quatre hommes de 21, 28, 29 et 35 ans seront jugés à compter de ce lundi 21 octobre et durant neuf jours devant la cour d’assises des P.-O. pour le braquage particulièrement violent et la séquestration d’une famille à son domicile de Villelongue-de-la-Salanque à l’automne 2016. Deux autres accusés de 41 et 43 ans répondront quant à eux de complicité de ces mêmes faits.

Il était près de 20 heures ce 9 novembre 2016. Un commerçant de Perpignan et sa femme rentraient chez eux avec leur fille handicapée mentale. À l’intérieur, ils n’avaient rien remarqué d’inhabituel mais, quelques instants plus tard, quatre individus cagoulés et armés avaient fait irruption en criant « Police ! ». Deux d’entre eux auraient ceinturé l’épouse et la fille tandis que deux autres auraient asséné des coups de matraque au niveau des jambes du père de famille afin de le faire asseoir. Ils lui auraient attaché les mains et asséné un coup de crosse sur le crâne tout en l’interrogeant pour qu’il leur révèle où était caché son coffre-fort.

Après avoir retourné toutes les pièces de la maison, les malfaiteurs auraient alors quitté les lieux deux heures et demie plus tard en emportant leur butin, constitué de bijoux et de numéraires, et en dérobant le véhicule de leurs victimes.

La voiture, retrouvée le lendemain à Pia, avait permis de découvrir deux profils ADN et d’identifier ainsi deux premiers suspects déjà défavorablement connus. Les investigations avaient ensuite révélé la participation de deux autres mis en cause, puis avaient établi la complicité des deux derniers. L’un ayant assuré la logistique des opérations.

Le cerveau présumé est un proche des victimes

L’autre, présenté comme un dealer par certains accusés, ayant été l’instigateur de cette équipée criminelle. Le « cerveau » présumé, niant connaître la bande incriminée malgré des écoutes téléphoniques éloquentes, n’est autre qu’un proche des victimes. Il aurait ainsi pu bénéficier de renseignements précis pour mettre en œuvre son plan motivé par la recherche de liquidités et lié au trafic de cocaïne.

Selon les expertises médicales, le commerçant agressé souffre d’un traumatisme crânien, de troubles psychiques importants, d’un état de stress post-traumatique ainsi que de problèmes cardiaques préexistants mais décuplés depuis les événements. Sa femme présente également des séquelles psychologiques et leur fille a dû faire l’objet d’un placement en établissement spécialisé de jour, à la suite des faits, au vu d’un épisode régressif et de terreurs nocturnes.
Verdict attendu le jeudi 31 octobre.
 



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